Journée de la femme : les abus sexuels, ça suffit !

Aujourd’hui nous sommes le 8 mars, journée consacrée aux droits des femmes. En sachant que ce blog a pour but d’inciter chacun(e) à pleinement vivre sa vie, je m’interroge : combien de femmes n’arrivent pas à être épanouies dans leur vie car elles souffrent toujours des traumatismes liés aux abus sexuels qu’elles ont subis par le passé, ou qu’elles subissent encore en ce moment même ? Je crois que c’est l’heure de pousser ensemble un coup de gueule :

  1. Combien… ? Pas une de plus !

Nous connaissons probablement toutes et tous quelqu’un qui a subi des abus sexuels dans sa vie. Peut-être en as-tu subi toi-même. C’est une tragédie devenue malheureusement courante. Selon arretonslesviolences.gouv.fr, suite à une enquête datant de 2023 on estime que 230 000 femmes ont subi en 2022 des violences sexuelles (viols, tentatives de viols, ou encore agressions sexuelles). De mon côté, je connais également plusieurs femmes qui ont été victimes de ce type de violences. Ces abus font des dégâts incommensurables et, selon les personnes, peuvent engendrer entre autres de l’angoisse, une peur des hommes, des difficultés à vivre sa sexualité… Difficile cependant de chiffrer avec précision ce phénomène car la plupart des victimes gardent le silence sur ce qu’elles ont subi. Par exemple, toujours selon l’enquête citée ci-dessus, seulement 6% des femmes concernées déclarent avoir porté plainte contre leur agresseur. Il est temps de mettre un terme à la loi du silence et de clamer que cette situation insoutenable n’a que trop duré.

  1. Avoir le courage de parler

Si tu as toi-même subi des violences sexuelles, peut-être as-tu peur de parler par crainte de représailles, par peur qu’on ne te croie pas, ou pour protéger ton agresseur (surtout s’il s’agit d’un de tes proches). Peut-être as-tu honte de ce qui t’est arrivé. Il faut que tu saches que ce qui s’est passé n’est pas de ta faute, et que tu as le droit que justice te soit rendue. Ne laisse personne t’intimider et te réduire au silence. Que ta voix soit entendue. Tu ne dois pas avoir honte, au contraire tu peux être très fière d’avoir le courage de dénoncer ce qu’on t’a fait. Tu peux décider d’être un exemple pour toi-même et pour les autres qui ont vécu des drames similaires. Pour signaler les faits dont tu as été victime, tu peux appeler en cas d’urgence le 17 ou le 112, ou sinon tu peux accéder à une messagerie instantanée sur https://www.service-public.fr/cmi. Si tu es mineure, tu peux appeler le 119. Quoi qu’il en soit, je t’en supplie, ne laisse pas ton ou tes agresseurs avoir le dernier mot. Tu mérites d’être entendue, protégée et défendue.

  1. Faire de la sensibilisation

Depuis le mouvement #MeToo en 2017, une prise de conscience mondiale s’est opérée concernant l’ampleur des violences sexuelles subies par les femmes. On entend davantage parler à présent de la notion de consentement. Je crois que c’est un bon début, un très bon début même ; mais cela ne suffit pas. Pour moi, il ne faut pas uniquement apprendre à respecter lorsque quelqu’un dit « non ». En effet, respecter le refus de cette personne consiste à contrôler notre attitude extérieure vis-à-vis d’elle ; mais si nous voulons voir des améliorations durables dans la société et la fin des abus sexuels, il nous faut changer notre attitude intérieure vis-à-vis de la sexualité. Nous vivons dans un monde où beaucoup semblent penser que c’est normal d’avoir des plans c*l, où tout est permis du moment que l’autre est consentant. Avouons que même si l’autre personne est consentante, ce n’est pas très respectueux de coucher avec quelqu’un un soir, juste pour le plaisir, pour passer à autre chose le lendemain. Chacun mérite d’être aimé, donc nous méritons mieux que cela. Je crois personnellement qu’il est temps de remettre la sexualité à sa juste place en la considérant comme l’expression d’un amour très fort, tellement fort qu’il donne lieu au plus haut niveau d’intimité physique qu’il soit donné aux humains de vivre. Si tous nous apprenions cela dès la puberté, peut-être qu’au fil du temps les consciences évolueraient et que nous pourrions à l’avenir éviter des drames… (je suis bien consciente que ce dernier paragraphe ne fera peut-être pas l’unanimité, mais je tiens à te le partager, sens-toi libre d’en faire ce que tu veux après!)

Voilà, j’espère que cet article un peu spécial t’aura aidé(e). Si tel est le cas, n’hésite pas à me le faire savoir en commentaire et à le partager. Tout être humain a droit au respect de sa dignité et mérite d’être traité avec amour. Que tu sois une femme ou pas, j’espère que tu te rends compte que c’est ton cas également pour que tu ne tolères jamais qu’on te manque de respect, que ce soit sur le plan sexuel ou de quelque autre façon que ce soit.

Merci pour ta lecture et passe une magnifique journée !

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