Tout le monde il est beau : apprendre à aimer inconditionnellement notre apparence physique !

Nous vivons actuellement dans une société qui promeut largement la jeunesse et la beauté. Pour s’en rendre compte, il suffit d’allumer la télévision ou de scroller sur les réseaux sociaux. Entre les publicités pour les produits anti-rides, les anime japonais avec leurs héro(ïnes)s beaux et juvéniles et le nombre important de célébrités qui réinventent leur apparence à grands coups de Botox, il y a de quoi développer des complexes. Certes, des avancées ont déjà été faites dans le domaine de la perception du corps avec des mouvements tels que le Body Positive par exemple, qui s’efforcent de valoriser l’inclusivité, mais la bataille est encore loin d’être gagnée. Comment peut-on se réconcilier avec son corps et apprendre à l’aimer tel qu’il est, quel que soit notre âge ou notre apparence physique ?

  1. Les complexes que nous portons en nous et leurs sources

Pour commencer, dressons une liste des différents complexes que nous pouvons parfois avoir par rapport à notre physique, tu te reconnaîtras peut-être dans la liste !

  • La taille : « Je suis trop grand(e) / trop petit(e) »
  • La corpulence : « Je suis trop maigre / trop gros(se) / pas assez musclé(e) »
  • La carrure : « J’ai des épaules trop larges/trop étroites »
  • L’aspect de la peau : « J’ai de l’acné / une cicatrice / de la cellulite »
  • Le visage : « J’ai un gros nez / des dents de travers / des oreilles décollées / un strabisme/ des lèvres pas assez pulpeuses… »
  • Les parties intimes : « J’ai trop / pas assez de poitrine », « j’ai des fesses trop grosses / trop petites »…
  • La pilosité : « J’ai trop de poils au torse / pas assez de barbe / une calvitie »
  • L’âge : « J’ai pris un coup de vieux, j’ai de plus en plus de rides et de cheveux blancs, j’ai perdu ma beauté d’autrefois » (ou peut-être qu’au contraire tu es très jeune et que tu as hâte de grandir pour avoir un corps d’adulte?)
  • Des anomalies dues à des pathologies ou malformations
  • Les séquelles laissées par un accident, une opération…

Et encore, la liste n’est pas exhaustive !

Maintenant, interroge-toi sur la source de ces complexes : si tu estimes que tel aspect de ton physique n’est « pas assez bien » ou « pas comme il faut », cela veut dire que tu portes en toi une liste de standards de beauté auxquels tu te compares inconsciemment quand tu te regardes dans le miroir. Ces standards, d’où viennent-ils ? Qui est-ce qui a bien pu te mettre tout ça dans la tête ? Faisons encore une liste, encore une fois non exhaustive, d’origines possibles :

  • Les réseaux sociaux : Comptes de célébrités ou influenceurs ayant eu recours à la chirurgie esthétique et qui postent des photos d’eux « parfaites » en ligne, filtres de beauté irréalistes…
  • La mode, le marketing : promotion de produits de beauté ou anti-âge, de programmes amincissants…
  • Les films et séries : protagonistes jeunes et « beaux » (c’est-à-dire reflétant certains standards de beauté), personnages féminins très maquillés ou ultra sexualisés…
  • L’entourage : peut-être as-tu déjà subi des moqueries ou remarques blessantes sur ton physique. Venaient-elles de tes camarades d’école quand tu étais plus jeune ? De tes parents ? De ton/ta partenaire ou crush ? D’un professeur ? D’un employeur ou collègue de travail ? Si c’est le cas, je parie que ces mots ont laissé une blessure profonde et font que tu as encore des complexes aujourd’hui au sujet de la partie de ton corps qui était visée. Ou encore, peut-être que tu as entendu des remarques désobligeantes visant quelqu’un d’autre, mais que tu les as internalisées comme si elles te ciblaient personnellement ?
  • Le monde professionnel : tu sais, ces offres d’emploi où parmi les critères d’embauche figure la mention « excellente présentation », et que d’un coup tu n’es pas sûr(e) d’être à la hauteur du job ?
  • À noter : à ces standards venus de l’extérieur s’ajoutent aussi des facteurs aggravants intérieurs tels que les distorsions cognitives et le manque de confiance en soi. En effet, peut-être que tu te regardes toi-même à travers un filtre mental négatif, ce qui fait que tu te considères comme peu attirant(e) physiquement quoi que tu fasses. Par exemple : tu te mets dans la tête l’idée que tu serais en surpoids. Tu réussis à perdre des kilos, mais tu n’es jamais satisfait(e) et tu continues à te dire « je suis trop gros(se) », et ce même si ton entourage s’alarme de cette perte de poids et trouve que tu deviens maigre au risque de mettre en danger ta santé.

Continue de creuser en toi pour identifier tes complexes et leurs origines. N’hésite pas à mettre par écrit les résultats de cette introspection si nécessaire. Une fois que tu auras mis tout cela au clair, tu pourras passer à l’étape suivante : changer le regard que tu portes sur ton corps.

  1. Reprendre le contrôle de ce que nous pensons de notre corps

Tu as dû remarquer à quel point, parmi les exemples de complexes cités ci-dessus, deux expressions reviennent souvent : « Trop » et « Pas Assez ». Ces mots, en juges impitoyables, résonnent dans ta tête pour te condamner si tu ne corresponds pas aux standards arbitraires et souvent irréalistes de la société. Il est temps de leur dire « ÇA SUFFIT ! » Il est temps pour toi de les remplacer par une décision personnelle, une affirmation positive : « Je suis ASSEZ bien comme je suis. Je décide de considérer personnellement que je suis très bien comme je suis, qu’importe ce qu’en pensent les autres, qu’importe ce qu’en pense la société ».

Pour être beau ou belle, tu n’as pas besoin de mettre trois tonnes de maquillage. Tu n’as pas besoin de te faire gonfler les lèvres au Botox. Tu n’as pas besoin d’aller à la salle de sport quinze fois par semaine. Tu n’as pas besoin de perdre 50 kilos (sauf si vraiment tu es extrêmement en surpoids et que ton médecin estime que c’est nécessaire pour ta santé, mais là c’est un autre sujet). Tu n’as pas besoin d’utiliser des filtres qui transforment tellement ton aspect que même ta propre mère ne te reconnaît plus. Au lieu de cela, choisis de te considérer comme beau ou belle selon tes propres standards, même si les autres pourraient être tentés de juger négativement ton apparence. Cela ne te semblera peut-être pas très naturel au début, il faudra du temps et de la répétition pour déloger les standards de beauté implacables qui squattent dans ton cerveau et les remplacer par des schémas de pensée qui soient valorisants envers toi-même.

Mon conseil perso : n’hésite pas à écouter des chansons inspirantes à ce sujet si cela peut t’aider, je pense en particulier à Scars to Your Beautiful d’Alessia Cara ou This Is Me, de Keala Settle (chanson issue de la comédie musicale The Greatest Showman). Oui je sais, elles sont toutes les deux en anglais, désolée pour ceux qui ne maîtrisent pas trop cette langue ! J’imagine qu’il doit sûrement exister des chansons en français qui abordent l’idée d’aimer son propre corps tel qu’il est, si tu en connais n’hésite pas à les mentionner en commentaire !

Quoi qu’il en soit, une fois que tu auras décidé que tu es beau/belle à tes propres yeux et que tu auras choisi d’aimer ton apparence physique inconditionnellement, quels que soient les « défauts » que d’autres pourraient lui trouver, cela te donnera une confiance en toi incroyable et tu rayonneras de l’intérieur, et quand tu rayonnes, quelle qu’en soit la raison, c’est là que ta vraie beauté ressort.

Voilà, j’espère que cet article t’a inspiré(e) en t’aidant à porter un regard plus positif et bienveillant sur ton corps. Si c’est le cas, n’hésite pas à me le faire savoir en commentaire !

Merci pour ta lecture et passe une magnifique journée !

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